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25/10/2021

Rencontre avec Dylan Taleb, diplômé de KEDGE et co-fondateur d'Handddle !

Handddle permet de créer et structurer des lignes de fabrication par impression 3D. Basé sur un concept de micro usines, flexibles et modulaires, la startup propose un système intégrable partout, en se basant sur les machines 3D du marché.

Handddle est né de la volonté de structurer et standardiser l'usage de la fabrication additive. Machines et matières premières permettent d'initier les usages, la solution micro-factory est là pour industrialiser et faire perdurer la FA dans les processus internes des entreprises. En combinant software et technologie embarquée, Handddle permet à n'importe quelle organisation d'intégrer et déployer rapidement l'ensemble d'une chaîne de fabrication 3D dans son environnement, mais aussi de la piloter au quotidien avec une interface ergonomique.

HANDDDLE.COM

 


INTERVIEW - DYLAN TALEB 

1. Pour commencer, pouvez-vous nous parler de votre parcours et de vos années KEDGE. 

J'ai intégré le Master Achats & Innovation de KEDGE en Septembre 2018 tout juste après mon retour de Grande Bretagne où j'avais un rôle de manager chez Decathlon. Je dois l'avouer, j'ai assez appréhendé le retour sur les bancs de l'école après avoir baigné dans l'univers professionnel. Je rentrais en formation continue, chose que je n'avais jamais vraiment faite auparavant dans le cadre de mes études supérieures. Finalement, le premier semestre s'est très bien et surtout très vite déroulé, ces 6 mois m'ont permis de me replonger dans des aspects plus théoriques de la vie professionnelle, mais aussi de partager et construire de riches moments avec mes camarades de promo. Le stage du deuxième semestre est très vite arrivé, je débarquais alors dans les bureaux du siège d'AXA France à La Défense, une marche gigantesque depuis les allées de mon magasin Britannique. J'ai pu évoluer au sein de la direction des achats comme acheteur junior sur des projets digitaux, média et relations clients. Une expérience riche qui m'a permis de découvrir l'univers de l'innovation dans un très grand groupe, mais aussi une approche "projet" du monde professionnel.

Pour ma deuxième année de Master, c'est naturellement que j'ai repris la voie de l'alternance entre les cours sur le campus parisien et mon rôle d'acheteur chez Cdiscount à Bordeaux. J'ai souhaité avec cette expérience garder ce rôle central qu'est celui d'acheteur au cœur d'une organisation drivée par des objectifs business. D'un point de vue pédagogique, cette deuxième année moins théorique orientée sur les enjeux et l'évolution du métier achat fut très enrichissante. La pertinence des thématiques abordées ainsi que la qualité des intervenants m'ont permis de gagner du temps notamment en puisant dans leurs propres retours d'expériences.

 

2. En quoi KEDGE vous a aidé à devenir ce que vous êtes aujourd'hui, et en quoi ses enseignements vous ont aidé dans le développement de votre projet ?

Comme je le disais précédemment, des thématiques pédagogiques ciblées couplées à des intervenants de qualité permettent de construire de bonnes connaissances professionnelles et pas uniquement théoriques. Pour vous donner un exemple, ma deuxième année de master s'est déroulée en plein Covid, seulement quelques semaines après le confinement nous abordions déjà les impacts d'une telle crise dans l'évolution des métiers achats. Je ne sais pas comment cela se déroule au sein des autres cursus de KEDGE, mais le MAI m'a donné cette vision "Global picture" (Cf Gordon Crichton) qui m'a, entre autres, permis de mieux appréhender le monde qui m'entoure.

Handddle est arrivé pendant ma deuxième année de Master où j'ai travaillé d'abord en side sur le projet en parallèle de mon Master et de mon poste de l'époque, la Business Nursery est venue rapidement soutenir le projet et a été un solide partenaire dans le développement du projet notamment dans sa phase d'incubation. Nous avons pu bénéficier d'un environnement favorable pour construire les bases de la société avec l'appui des partenaires et coachs de la BN.

Enfin et je n'apprends rien aux kedgers qui liront cet article, mais les rencontres que j'ai pu faire au sein de mon parcours et la puissance du réseau de KEDGE m'apportent aussi beaucoup.

 

3. Pouvez-vous nous parler de votre entreprise "handddle" ?

Le projet est né à l'initiative d'un de mes amis d'enfance, Thomas Bourgoin, ingénieur spécialisé dans le manufacturing et plus précisément dans la fabrication digitale, l'impression 3D. Au départ, l’aventure commence en tant que projet d’études, Thomas accompagné de Pierre Marigo, lui aussi ingénieur mais logiciel, pensent alors à créer un logiciel pour structurer les projets en impressions 3D et se penchent sur des problématiques rencontrées sur le terrain. L'aventure est encore à l'état de projet jusqu'à ce que je vienne compléter ce duo brillant d'ingénieurs, naît alors la société.

Chez Handddle, nous nous concentrons sur les points faibles de chacune des parties prenantes de l'industrie de l'impression 3D : les utilisateurs, les fabricants de machines et les fabricants de matériaux. Nous offrons une solution clé en main permettant aux organisations de déployer rapidement une chaîne de fabrication 3D, lui garantissant une fabrication répétable afin de répondre à ses besoins ou ceux de ses clients, et ce au plus proche du besoin. En effet, l’industrie en 2021 fait face à des enjeux de modernisation des outils de production qui les amènent à repenser le fonctionnement de leurs organisations pour répondre aux nouvelles problématiques d’approvisionnement, de délocalisation et d’empreinte environnementale. Installée en série, l’impression 3D est une réponse agile et complémentaire aux moyens de production conventionnels. Le cœur de notre solution est un logiciel de coordination qui permet de normaliser le process industriel en créant des scénarios de fabrication répétables. Une fois programmées, les imprimantes sont capables de créer à l’identique un objet en série. Plus leur nombre est important, plus la production est étendue. Nos clients disposent ainsi de micro-usines qui peuvent répondre à des besoins de production, mais aussi pour la R&D, l’outillage ou la fabrication de pièces détachées. Notre "3D printing production line platform” permet aux industriels de passer d’une production délocalisée à une production distribuée. C'est ici même que mes connaissances et ma vision achat viennent compléter celles de mes associés ingénieurs.

 

4. Quels sont vos objectifs de développement pour l'avenir ?

18 mois après la création de la société, nous avons pu :

  • Valider la faisabilité technique de la solution grâce à un pilote et des betas testeurs.
  • Initier des partenariats avec l'écosystème de l'impression 3D.
  • Développer notre notoriété.
  • Construire un premier pipe commercial.

Aujourd'hui nous sommes une petite dizaine de collaborateurs et nous travaillons sur trois enjeux principaux pour cette fin d'année 2021 :

  • Assurer la livraison de nos clients en cette période de crise.
  • Fiabiliser la seconde version de notre solution hardware "Smart Farm" avec une version pré-industrialisable.
  • Développer fonctionnellement notre logiciel avec l’arrivée de fonctionnalités permettant d’aller encore plus loin sur la définition et l’exploitation de ces technologies.

2022, elle, sera principalement axée autour de l'industrialisation et la commercialisation de notre solution pour surfer sur cette opportunité de Time to Market.

 

5. Enfin, si vous deviez donner un conseil aux diplômés et étudiants de KEDGE qui aimeraient faire comme vous, quel serait-il ?

Soyez le plus rapidement possible là où se passe l'action, sur le terrain. Travaillez dur quel que soit votre rôle ou votre environnement, encaissez les coups et surtout, faites des choix difficiles. Même si je ne l'apprécie pas particulièrement, rappelez-vous ceci : Donald Trump a dit un jour "rien qui ne vaut la peine d'être fait est facile". Cela s'est avéré juste à plusieurs reprises dans mes expériences.

EN SAVOIR PLUS    LINKEDIN - DYLAN TALEB

 


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